Biofalu Mariàhalom

Publié par chem124@ le

Tout au bout d’une rue du village de Mariàhalom aux regards souriants, les voisines m’indiquent le chemin pour trouver Géza. Lui et sa fidèle salopette de travail bleue m’accueillent en affirmant : « ici la sonnette ne fonctionne pas alors la porte reste toujours ouverte. » Et cette phrase résume assez bien l’univers Biofalu : beaucoup d’expériences prennent vie ici et beaucoup ne fonctionnent pas ou sont délaissées; alors on trouve toujours un plan B.

Il me semble qu’en ce lieu on ne construise plus mais on entretient et elles se comptent sur les doigts de la main les personnes qui y vivent à l’année. Il y a aussi beaucoup d’essais de maison. Certaines ont traversé le temps alors que d’autres laissent apparaître la paille qui était cachée de terre à leur construction.

Mais qu’importe, Biofalu reste une singularité à explorer. Il faudra donc prendre le temps pour poser les yeux un peu partout et observer. Car chaque recoin, chaque angle et chaque pièce invitent à une nouvelle danse dans laquelle tes yeux peuvent se balader et ton corps se poser. Et peut-être qu’avec un peu d’attention, il sera possible d’écouter jusqu’où va le silence sans que rien ne vienne l’interrompre. Le lieu est empli de poésie et la construction en terre offre de nouvelles vagues dans lesquelles se perdre.

Le toit principal, d’une beauté terre-paille, est assez grand pour recevoir tes amis et les ami.e.s de tes ami.e.s. Il est le repère feutré des artistes éveillé.e.s, des méditations matinales, de l’élaboration de mets vegan délicieux et de l’observation de la beauté silencieuse. Chaque porte en bois qu’il sera possible d’ouvrir t’invitera dans une jungle où les végétaux y coulent des jours anarchiques.

On était là, on était bien
On attendait demain
Un peu comme aujourd’hui
Mais en plus froid, en plus joli.

Les volutes seront colorées
Car l’automne est amorcé.
Et son camaïeu de couleurs chaudes
Tout juste avant une nouvelle aube

Ensemble viennent nous susurrer
Que le soleil s’en est allé.
Alors on pouvait sentir la chaleur émanente
De la terre accumulée ambivalente.

Humide contraste des herbes hautes
Où les perles déposées passeront en hôte.
On s’encrera un peu plus qu’un instant
Histoire d’oublier encore le temps.

Catégories : Les mains vertes

0 commentaire

Laisser un commentaire

Avatar placeholder

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.