Un voyage à vélo ?

Et bien déjà parce que ça rime avec rigolo mais surtout avec écolo.

La constatation d’un monde qui va vite commençait à me donner le tournis. Alors c’est de par instinct que j’ai pris ma bicyclette pour partir.

Avec Carlo et son sticker « CLIMATE RIDER » collé sur son vélo on s’est dit que le voyage à bicyclette était aussi un acte de rébellion, une manière de montrer qu’avec une empreinte carbone diminuée il est quand même possible de vivre des aventures vibrantes à travers le monde. Alors on s’est promis que l’avion et tous ces brûle-nature n’étaient plus une option.

Voilà la genèse d’un SLOW TRAVEL.

Le chemin à vélo est aussi un clin d’œil à Susan Brownell Anthony qui a tenu ces mots : « la bicyclette a fait plus pour l’émancipation de la femme que n’importe quelle chose au monde ». Alors moi je continue de pédaler. D’ailleurs ce n’est peut-être pas pour rien que Lucie Azema a choisi d’illustrer son magnifique bouquin « les femmes aussi sont du voyage » avec deux femmes sur un deux-roues.

Bon ! tout ça c’est chouette mais sans ce fameux engin, je ne vais pas aller bien loin.

Du coup avec les copains de Cyclable Dijon, on a monté un truc qui pourrait correspondre à mon voyage, enfin du moins à l’image que je m’en faisais. C’est-à-dire une bicyclette robuste, réparable (avec un peu de débrouille – bidouille) et qui pourrait m’emmener au-delà des routes carrossables. Un bémol quand même, celui de ne pas avoir utilisé exclusivement des composants de récup. Car à l’heure de la consommation effrénée, maladie gangrénée par le sentiment du toujours plus lié au striatum d’après Sébastien Bolhler, il va sans dire que les secondes mains font du bien. Mais ça, on l’apprend au fur-et-à-mesure des coups de pioches de la dé-construction.

Heureusement, les petites mains de Marion & Quentin ont confectionné une belle sacoche pour mettre sur le porte-bagage pizza (en réalité c’est le porte bagage avant mais étant donné que j’adore la cuisine italienne, je peux éventuellement embarquer des pizzas).

~ Et quand le temps est gris, il me reste cette palette d’aquarelle avec laquelle je peux pigmenter les saisons. ~